Au programme des sorties ski de randonnée le 16 Janvier 2025, le Mont Coin (Beaufortain), départ de Beaufort était inscrit…
Quelques jours avant cette date, peut-être même lors du week-end à Samoëns, quelques allusions / suggestions pour une autre destination pointent leur nez !
Il semblerait que quelqu’un de bien renseigné ait trainé ses spatules du côté du Petit Arc et en ait fait l’éloge pour le moins avantageuse.
Evidemment, ceci suscite l’intérêt de plusieurs.
En alerte, je surveille les sites habituels pour ces 2 destinations.
Il a neigé Jeudi et Vendredi alors que le vent soufflait.
Le BRA Belledonne est à 3, celui du Beaufortain à 2.
La météo Belledonne prévoit le massif dans les nuages le Dimanche après-midi, le Beaufortain est au soleil toute la journée.
Le Petit Arc est orienté Sud, 1100D+ / ski 3.3 E2, pente: 37° sur 250m passages à 40°
Le Mont Coin est orienté Sud, 1150D+ / ski 2.1 E1, pente: 30°
Je ne suis pas très chaud pour changer de cap.
Samedi 17h, tout bascule, les conditions sont les mêmes sur les 2 massifs.
Feu, ce sera le Petit Arc !
RDV trop tôt le Dimanche matin, mais bon c’est le problème quand on n’habite pas au pied des montagnes.
Comme nous sommes 9 participants, j’ai récupéré le mini-bus du comité Vendredi soir (merci à Georges pour la disponibilité).
A 6h le camion est chargé et en avant direction Tioulévé.
Circulation clairsemée, sortie d’autoroute proche de la montée, 10 kms de beaux lacets nous sommes sur place pas trop tard 🙂
Le manteau neigeux n’est pas fulgurant, il faut vraiment arriver au bout de la route pour trouver du blanc.
Il fait raisonnablement frais. Il y a peu de monde au parking.
Départ à pied car la neige porte bien et qu’il est fort probable que l’enneigement ne soit pas constant.
La trace divague un peu mais finit par rejoindre la route d’été.
Nous l’empruntons pour quelques mètres seulement puisqu’il faut la quitter avant qu’elle ne traverse la rivière.
On tire à gauche donc, suivant les traces existantes qui ma foi serpentent curieusement et de façon pas vraiment reposante.
C’est l’occasion de faire de belles conversions avec figures non imposées.
Bref, nous sortons du bois, des ruisseaux et nous serons bientôt au soleil.
La trace est bonne, pas glissante, avec quelques raidillons par endroits pour le cardio.
Nous poursuivons la montée alors que la “caravane” s’allonge mais tout le monde est en visuel.
Il fait chaud, très chaud. Il faut s’hydrater et refaire le plein de calories.
L’option par le lac noir est évitée car la crête est cornichée, va pour celle du lac Piéru.
Arrivée au lac pour les premiers, il est environ midi, il reste 160D+.
Une belle coulée, du jour, descend à droite de la trace dans la pente la plus raide.
Pierre et Laurence stoppent un peu plus bas car la fatigue joue un mauvais tour à Laurence.
C’est un peu compliqué de les laisser seuls et comment faire avec le groupe ?
La météo est claire, la trace est pratiquement visible jusqu’au sommet, je connais la fin de la course qui est sans risques, il y a du monde, les participants sont d’un bon niveau. Je décide des donner des consignes et je descends rejoindre Pierre et Laurence. Si besoin nous avons échangés nos numéros de téléphone. Le groupe ne doit faire que l’aller-retour par la face visible et nous rejoindre dans la foulée.
Entre-temps, Pierre a contacté un ami médecin pour un diagnostic. La situation évolue peu.
Je remonte surveiller la descente du groupe et nous rejoignons à nouveau Pierre et Laurence.
Pause déjeuner et récupération pour tous.
Pour donner encore un peu de piment à la journée un de nos camarades, pourtant prévenu, laisse filer son ski dans la pente !!
Heureusement après quelques vagabondages et ruades il se plante droit dans la neige.
Le propriétaire n’a plus qu’à le rejoindre sur un ski…
Nous descendrons doucement, progressivement, par “paliers” en profitant de beaux virages tout de même.
La neige n’est pas folle mais ça passe pas si mal dans les grands espaces.
Quelques membres du groupe profitent malgré tout de l’occasion pour vérifier l’utilité de leur casque.
Il faut viser juste pour passer au-dessus du delta de ruisseaux afin de ne pas avoir à les franchir les uns après les autres.
Nous voilà de retour sur la fameuse trace de montée chaotique, la neige s’est durcie à l’ombre.
Pas de figures particulières, juste de petites “variantes” et enfin la route enneigée.
Une petite remontée pour vérifier que les muscles répondent toujours présents.
Descente tranquille par une petite piste forestière jusqu’à couper à la verticale du hameau et glisser sur différents supports.
Le temps de se changer, le bar nous ferme la porte au nez.
Tant pis on se rattrapera dans la vallée.
Merci à tous
Rambert

CategorieSorties

© Escapilade 2021 - Fièrement réalisé avec WordPress