PHOTOS DES SORTIES 2025
ANNÉES
1 au 8 mars 2025 - Semaine ski de randonnée
Semaine ski de rando – du 1 au 8 Mars 2025
A l’origine de ce projet, il y a le souvenir des semaines de ski de rando que mon père, Jean Carton, l’un des doyens du club, organisa pendant plusieurs années, dans le but de partager son amour de la montagne et le plaisir des moments de convivialité passés en groupe.
Pour le choix de la destination, il s’est porté sur le Queyras, massif des Alpes du sud, accessible au prix de nombreuses heures de route, donc beaucoup moins fréquenté et beaucoup plus sauvage que les secteurs sur lesquels nous nous rendons habituellement.
Le village de Saint Véran, répertorié comme le plus haut d’Europe (2040 mètres d’altitude) nous servira de camp de base. Accroché à flanc de coteaux, versant adret, il est l’archétype du village Queyrassin: chalets de bois en rondins de mélèze pour sa partie supérieure, surmontant un soubassement en pierre, fontaines aux coins des rues, croix de missions portant les symboles de la passion du Christ, et cadrans solaires aux couleurs vives, chacun orné de sa propre devise, font de Saint Véran l’un des plus beaux villages de France.
Même si Saint Véran est doté d’une station de ski alpin et de ski nordique, nous sommes bien loin des usines à neige des alpes du nord, et leurs hordes de touristes en quête de l’or blanc. En admirant l’exposition en plein air de photos prises au début du XXème siècle, il semble que l’apparence du village ait peu changée depuis cette époque, conservant ainsi son aspect authentique. Et les vacanciers même s’ils sont présents, ne noircissent pas le tableau de ce petit coin de montagne resplendissant.
Et oui, contre toute attente, nous avons choisi une période de vacances scolaires (la deuxième semaine des vacances de février), afin de permettre aux parents et leurs enfants scolarisés de participer à ce séjour. Méprise ou non, une quinzaine de petites têtes blondes, 10 ans pour les plus grands, accompagnant leurs parents et logeant comme nous au gîte, feront nettement monter le volume sonore, lors des repas du soir et des petits déjeuners, pris en commun dans la salle à manger.
Pour l’organisation, tâche relativement ingrate, Laurence sera en charge des réservations auprès du gîte des Gabelous et du refuge de la Blanche, effectuées 6 mois à l’avance. Il est prévu que nous passerons les nuits de samedi, dimanche, lundi, mardi mercredi et vendredi au gîte des Gabelous, situé dans l’ancienne caserne des douanes du village, la nuit du jeudi se fera au refuge de la Blanche, 6 kilomètres en amont de Saint Véran, et 500 mètres de dénivelés plus haut.
Voilà, le décor est planté, il ne reste plus qu’à présenter les acteurs de cette mini aventure :
Cécile, Fabien, Georges, Rambert fraichement formé, qui sera en charge de l’encadrement des sorties, Michel (notre ancien et historique président) remplaçant de dernière minute de Jean-Pierre, la famille Feliu composée de François (notre nouveau président), Camille et Juliette 5 ans. Enfin, Laurence notre agent de voyage et moi-même, ce qui amène l’effectif de notre petite troupe à 10 participants.
Le départ est fixé pour le gros de la troupe c’est à dire 7 personnes au samedi 1er mars. Commerce oblige, Laurence, Michel et moi partiront le lendemain.
Au programme du séjour : ski de rando pour les aînés et apprentissage du ski alpin pour notre petite Juliette, qui à l’issue de la semaine, obtiendra facilement son flocon.
Une météo superbe, un risque avalancheux limité et une équipe expérimentée, constituent les conditions idéales pour la réalisation de la liste de courses suivante :
Dimanche 2 Mars : Col Longet et Pic Traversier 2882 M, au départ du Pont de Lariane, par le vallon de Longet : 860 mètres de dénivelés positifs. Les participants sont : Cécile, Fabien, Georges, Rambert et François. Pour cette occasion, le guide sera Patou (Le Serpou pour ses amis…) qui en grand connaisseur de la région, devait nous orienter sur les itinéraires les plus intéressants du séjour. Malheureusement, après cette journée, une douleur au genou l’obligera au repos durant toute la semaine.
Lundi 3 Mars : Pas de la Cula et Tête de Longet 3146 M, au départ du gîte 1300 mètres de dénivelés positifs (en comptant la remontée sur le village). Magnifique itinéraire, parmi les plus beaux du secteur, mais avec un tantinet de distance à parcourir avant de réellement attaquer le dénivelé. Neige poudreuse.
Mardi 4 Mars : Pic de Château Renard 2989 M, au départ du gîte 990 mètres de dénivelés positifs. Passage par le célèbre observatoire, puis descente en évitant les nombreuses plaques d’herbe, l’orientation du versant, le rendant particulièrement ensoleillé. Neige de printemps.
Mercredi 5 Mars : Pic Ségure 2990 M, au départ de Ristolas 1350 mètres de dénivelés positifs. Notre deuxième course au dénivelé relativement important, qui nous permettra de découvrir une autre vallée du Queyras (Ristolas se situe à une demi-heure de voiture de Saint Véran) Là encore, la météo est au rendez-vous, le panorama sur le Mont Viso superbe, et la neige très correcte pour la descente, passant de la poudreuse, à une neige bien réchauffée par le soleil et finissant par un chemin damé et même de la glace vive sur le bas. Durant la descente, le mot d’ordre est le même que durant toutes les courses du séjour : attention au “sharks”, bien présents sous la surface neigeuse (dans le jargon des Free Riders, les sharks, les requins, sont les pierres dissimulées sous une fine couche de neige, qui n’attendent que votre passage pour vous rayer la semelle de vos skis).
Jeudi 6 Mars : Montée au refuge de la Blanche 2500 M, par le Vallon de Clausis et le Pont de Lariane, en passant au pied du Rouchon sommet rocher parcouru de voies d’escalade (déjà gravies par des membres du club, lors de la célèbre semaine multi-activités du mois d’août) pour une partie de l’équipe : 550 mètres de dénivelés. L’autre moitié empruntera l’accès classique depuis Saint-Véran en passant pas la Chapelle de Clausis, célèbre lieu de pélerinage des Queyrassins de Saint-Véran. C’est le moment tant attendu par Juliette, qui effectuera cette ascension, tantôt tractée par son papa, confortablement installée dans une pulka (sorte de grande luge équipée de brancards), tantôt debout sur ses skis et profitant d’un téléski humain : votre serviteur… Après une arrivée dans le froid mordant de la fin de journée, nous profitons de la chaleur et du confort du refuge. Comme aux Gabelous, chez Tiphaine et Florian, l’accueil est chaleureux, et le repas à la hauteur des attentes d’un gastronome.
Vendredi 7 Mars : Après une nuit reposante, le jour se lève sur une journée froide, ventée et nuageuse. Le projet initial était de faire le tour de la Tête des Toillies, mais le manque de visibilité nous incite à la prudence, et nous décidons donc de rejoindre le col de Chamoussière 2884 M, situé au NE du refuge, entre le pic de Caramantran et la pointe des Sagnes Longues. Après avoir gravi 300 et quelques mètres de dénivelés, nous plongeons sur la chapelle de Clausis et la piste empruntée la veille par l’équipe Juliette pour rejoindre Saint Véran. Juliette quant à elle, aidée de son moniteur ESF particulier, en la personne de Michel, ainsi que François et Laurence, redescendra à ski, directement du refuge au village, par le chemin de la veille.
C’est sur cette dernière journée, où le soleil finira par l’emporter, que se termine notre séjour. Encore une nuit aux Gabelous, et c’est déjà le retour sur Saint-Etienne. Alors que le gros de la troupe file directement, Michel, Laurence et moi profitons encore un peu des vacances. Nous faisons un arrêt à Guillestre sur le site d’escalade de Mont Dauphin où nous gravissons 3 voies sous un soleil radieux, puis pique-nique au bord du Guil, et nous prenons la route à notre tour.
Beaux paysages, soleil, ski, neige, bains norvégiens, bons repas que l’on fait passer avec une dose “d’antigel”, une équipe au top ; voici les ingrédients pour une semaine réussie !!!!!
16 février 2025 - Sortie ski de randonnée
Sortie ski de randonnée – 16 février 2025
Au programme des sorties ski de randonnée le 16 Janvier 2025, le Mont Coin (Beaufortain), départ de Beaufort était inscrit…
Quelques jours avant cette date, peut-être même lors du week-end à Samoëns, quelques allusions / suggestions pour une autre destination pointent leur nez !
Il semblerait que quelqu’un de bien renseigné ait trainé ses spatules du côté du Petit Arc et en ait fait l’éloge pour le moins avantageuse.
Evidemment, ceci suscite l’intérêt de plusieurs.
En alerte, je surveille les sites habituels pour ces 2 destinations.
Il a neigé Jeudi et Vendredi alors que le vent soufflait.
Le BRA Belledonne est à 3, celui du Beaufortain à 2.
La météo Belledonne prévoit le massif dans les nuages le Dimanche après-midi, le Beaufortain est au soleil toute la journée.
Le Petit Arc est orienté Sud, 1100D+ / ski 3.3 E2, pente: 37° sur 250m passages à 40°
Le Mont Coin est orienté Sud, 1150D+ / ski 2.1 E1, pente: 30°
Je ne suis pas très chaud pour changer de cap.
Samedi 17h, tout bascule, les conditions sont les mêmes sur les 2 massifs.
Feu, ce sera le Petit Arc !
RDV trop tôt le Dimanche matin, mais bon c’est le problème quand on n’habite pas au pied des montagnes.
Comme nous sommes 9 participants, j’ai récupéré le mini-bus du comité Vendredi soir (merci à Georges pour la disponibilité).
A 6h le camion est chargé et en avant direction Tioulévé.
Circulation clairsemée, sortie d’autoroute proche de la montée, 10 kms de beaux lacets nous sommes sur place pas trop tard 🙂
Le manteau neigeux n’est pas fulgurant, il faut vraiment arriver au bout de la route pour trouver du blanc.
Il fait raisonnablement frais. Il y a peu de monde au parking.
Départ à pied car la neige porte bien et qu’il est fort probable que l’enneigement ne soit pas constant.
La trace divague un peu mais finit par rejoindre la route d’été.
Nous l’empruntons pour quelques mètres seulement puisqu’il faut la quitter avant qu’elle ne traverse la rivière.
On tire à gauche donc, suivant les traces existantes qui ma foi serpentent curieusement et de façon pas vraiment reposante.
C’est l’occasion de faire de belles conversions avec figures non imposées.
Bref, nous sortons du bois, des ruisseaux et nous serons bientôt au soleil.
La trace est bonne, pas glissante, avec quelques raidillons par endroits pour le cardio.
Nous poursuivons la montée alors que la “caravane” s’allonge mais tout le monde est en visuel.
Il fait chaud, très chaud. Il faut s’hydrater et refaire le plein de calories.
L’option par le lac noir est évitée car la crête est cornichée, va pour celle du lac Piéru.
Arrivée au lac pour les premiers, il est environ midi, il reste 160D+.
Une belle coulée, du jour, descend à droite de la trace dans la pente la plus raide.
Pierre et Laurence stoppent un peu plus bas car la fatigue joue un mauvais tour à Laurence.
C’est un peu compliqué de les laisser seuls et comment faire avec le groupe ?
La météo est claire, la trace est pratiquement visible jusqu’au sommet, je connais la fin de la course qui est sans risques, il y a du monde, les participants sont d’un bon niveau. Je décide des donner des consignes et je descends rejoindre Pierre et Laurence. Si besoin nous avons échangés nos numéros de téléphone. Le groupe ne doit faire que l’aller-retour par la face visible et nous rejoindre dans la foulée.
Entre-temps, Pierre a contacté un ami médecin pour un diagnostic. La situation évolue peu.
Je remonte surveiller la descente du groupe et nous rejoignons à nouveau Pierre et Laurence.
Pause déjeuner et récupération pour tous.
Pour donner encore un peu de piment à la journée un de nos camarades, pourtant prévenu, laisse filer son ski dans la pente !!
Heureusement après quelques vagabondages et ruades il se plante droit dans la neige.
Le propriétaire n’a plus qu’à le rejoindre sur un ski…
Nous descendrons doucement, progressivement, par “paliers” en profitant de beaux virages tout de même.
La neige n’est pas folle mais ça passe pas si mal dans les grands espaces.
Quelques membres du groupe profitent malgré tout de l’occasion pour vérifier l’utilité de leur casque.
Il faut viser juste pour passer au-dessus du delta de ruisseaux afin de ne pas avoir à les franchir les uns après les autres.
Nous voilà de retour sur la fameuse trace de montée chaotique, la neige s’est durcie à l’ombre.
Pas de figures particulières, juste de petites “variantes” et enfin la route enneigée.
Une petite remontée pour vérifier que les muscles répondent toujours présents.
Descente tranquille par une petite piste forestière jusqu’à couper à la verticale du hameau et glisser sur différents supports.
Le temps de se changer, le bar nous ferme la porte au nez.
Tant pis on se rattrapera dans la vallée.
Merci à tous
Rambert